Grâce à Jacky Dubreuil, correspondant rugby à Tournon pour la DDM, Tournon reporter publie aujourd'hui 2 portraits de deux hommes de l'UST... Faut'il
rajouter quelque chose...
Thierry Barral : Tombé ans la marmite
Thierry est un enfant de Tournon. Même s’il est né à la maternité de Villeneuve sur Lot, il a fréquenté
l’école primaire dans une autre bastide, Tournon.

Il a aussi dès cinq ans, trébuché dans la « marmite rugby » et fait ses humanités
sportives à l’école de rugby des noir et blanc. Il se rappelle avec plaisir ses copains, parmi lesquels Sébastien Laroque, aujourd’hui M. Roucadil et sponsor de l’équipe. Le souvenir de
tous ces gamins poursuivants éperdument ce ballon ovale, si capricieux, le fait sourire. Il jouera plus tard, dans les années 1980, chez les cadets et les juniors du club
voisin, Fumel.
Il revient à vingt ans à Tournon où pour le roder aux dures joutes rugbystiques on lui
confie un temps le poste de talonneur. Mais l’essentiel de son parcours tournonnais se fera, changement notable, à l’ouverture.
Il évoque une finale avec Tournon contre Trélissac en 1994. Lui, blessé trois jours avant le
match, rongera son frein dans les tribunes. Mais les copains, est-ce prémonitoire ? L’emportent. Jeune entraineur, il a 42 ans, il officie à Tournon pour la troisième année. Il a côtoyé
Durand et Marchès et maintenant Estrada et Vigneau. A côté de ses confrères, pleins de flamme, l’un sur le terrain, l’autre dans les gradins, il fait figure de calme. Mais ne vous y trompez pas,
Thierry, plutôt en charge des avants, quand il le souhaite, s’exprime et se fait écouter.
A la question Tournon a-t-il fait une excellente saison, il répond en se félicitant du
parcours des équipes du club, en mettant l’accent sur l’importance d’une bonne réserve. Il continue en précisant que le niveau général de la poule était bon et que la
chance de l’équipe fut ,en plusieurs occasions, où les matches furent gagnés sur le fil du rasoir, d’avoir un bon buteur. Par exemple contre …Trélissac, Villeneuve et le club surprise celui
des « marie-louise » du Queyran.
Au fait comment faire pour gagner ? Pour lui, nouvelles règles ou pas, on ne peut
gagner, que grâce à une bonne conquête, une défense sans faille, un jeu au pied efficace, un buteur
performant et une grosse discipline.
Serge Tira : J’y crois.
Serge Tira, fait partie des figures connues de Tournon. La raison en est simple, il
est toujours présent et disponible Cet enfant de Tournon a, le dimanche un programme bien arrêté : Etre au côté des blanc et noir de son village, et comme toujours se
dévouer.
Né à Tournon, le 22 février 1952, il y est toujours resté. Sa vie professionnelle, il
l’a commencée près de son père, dans la ferme familiale de la « Grange ». Un nom prédestiné pour pratiquer l’élevage laitier, métier auquel il s’adonna jusqu’à l’âge de 50 ans.
Mais il fallut changer pour des raisons de rentabilité économique. Il se relança alors dans la grosse culture, celle du maïs et du tournesol de semence qu’il continue
toujours. Il rappelle, avec émotion, un souvenir personnel. Son père, un des fondateurs du club, amputa la propriété familiale d’ un terrain sans l’ombre d’une hésitation. La raison
ne pouvait se discuter. Il fallait bien permettre aux gars du village de jouer avec un ballon ovale. Alors, il prêta un pré. Il penchait bien un peu, mais l’essentiel était le plaisir
qu’on y prenait. Et puis, à la mi-temps on changeait de camp de manière à ne léser personne. Dans ce climat, Serge ne pouvait que jouer au rugby. Il partit en juniors à
Fumel. Y resta quelques saisons et démarra sa carrière comme talonneur, côtoya même une saison, les grands qui jouaient en nationale. Jouer en première était difficile.
Alors pour avoir du temps de jeu il retourna en 1973, dans son fief où il s’amusa jusqu’à l’âge de 42
ans. Pas mal pas commun! Mais quand on regarde cette force de la nature on n’est plus tellement surpris. Il y jouait troisième ligne, aile ou centre. Il fut en 1994,
avec la réserve de Tournon, champion du Périgord -Agenais avec l’équipe B. Comme il aurait aimé, voir l’équipe actuelle, ne pas perdre la finale, il y a quinze jours. Quand il fut temps de
s’arrêter il devint dirigeant et retrouva d’anciens coéquipiers. JP Mirabel, Michel Gomez, Laytou, Jean Luc Rigal, Thierry Barral et d’autres qui sont toujours présents. Si vous
lui demandez quelle est sa fonction, il vous répond dirigeant. Nous dirons donc qu’il est tour à tour, la voix du club derrière son micro, soigneur, avec Stan Léonardi, et puis chargé des
problèmes techniques .En plus, sa fonction adjoint au maire fait qu’il assure le relationnel avec la mairie.. Mais quand on connaît cet homme affable, souriant, clair dans ses propos
tout en restant ferme, ouvert à la discussion, on se dit qu’il était né pour cela.
« Nos garçons ont fait une hyper saison. On a perdu mais on pouvait gagner. Je ne reviendrais pas
sur les détails de la défaite contre Trélissac. L’équipe actuelle, dangereuse derrière et vaillante devant, bien structurée peut gagner. On devra se discipliner, conserver les ballons
et prendre les points quand l’opportunité se présentera. Je regrette vu le talent de nos buteurs, les possibilités non tentées .Et puis, comme tout sportif qui se respecte, je suis
superstitieux. Alors comme Tournon a été demi finaliste du championnat de France en 1981, pourquoi pas trente ans après. On respectera nos adversaires mais il faut demeurer ambitieux. De toute
façon on n’a rien à perdre. Avec nos supporters on soutiendra nos troupes Quoiqu’il en soit, ce sera la fête du village et du rugby, de ce rugby des champs qui fleure bon. La
victoire, j’y crois ! ».
Pour Tournon Reporter
Jacky Dubreuil
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