Samedi 17 décembre 2011
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Il y a des années que les augures, mauvais ou prévoyants, prédisent une importante augmentation du coût de l'assainissement, et par conséquent des taxes permettant
de financer le traitement des eaux usées. Mardi soir, les élus communautaires ont longuement débattu avant de prendre une décision d'augmentation, trop forte pour les uns, insuffisante pour les
autres, qui sera applicable en 2013.
Tous sont d'accord sur plusieurs points : le retard en la matière sur le territoire (en cours de rattrapage depuis plusieurs années), des lois plus protectrices de
l'environnement et l'exigence des habitants qui impose d'importants et coûteux travaux. Unanimité également sur le fait qu'aucune augmentation de la taxe n'a été décidée depuis une dizaine
d'années.
Le reproche de quelques-uns (quatre seulement se sont abstenus) porte sur une augmentation qu'ils jugent trop brutale et « prise dans l'urgence après des
consultations entre quatre portes », pour Daniel Borie.
Le président Jean-Louis Costes rejette pour sa part cet argument : « Certains se voilent la face depuis dix ans et il faut bien trancher un jour. » D'autres élus
ont demandé une étude chiffrée réalisée par la commission ad hoc au premier trimestre 2012, afin que le taux de la taxe soit fixé en connaissance de cause.
Autre sujet de discussion : le prix à demander aux usagers découle du calcul de la taxe (avec une part fixe et une part calculée sur la consommation d'eau potable).
Augmenter davantage la part variable est, pour certains, une louable incitation à économiser l'eau. D'autres opposent à cet argument que de plus en plus d'habitants utilisent de l'eau récupérée
(pluie ou puits), mais que cette eau est envoyée au réseau d'assainissement.
Leur vœu est donc d'augmenter plutôt la part fixe afin de garantir les recettes nécessaires aux travaux. En fin de compte, le choix s'est porté sur le passage de 24
à 36 euros pour la part fixe et de 0,988 à 1,10 € le mètre cube pour la part variable. La consommation annuelle moyenne d'un foyer étant de 120 m3, la taxe totale passera de 142,60 € à 168 euros,
soit une augmentation moyenne de près de 18 %.
Pour les habitants du Tournonnais, dont les bases de calcul étaient différentes, la taxe baissera de 13 euros. « Ce ne sera pas suffisant », lançait Jean-Jacques
Brouillet, vice-président chargé des travaux. On sait donc à quoi s'attendre dans le futur. Si le débat sur la taxe a pris longtemps, les élus ont voté en quelques secondes et à l'unanimité le
programme des travaux pour l'année 2012 pour un montant de 470 000 euros.
Au programme : constructions de réseaux à Fontauzel (Saint-Vite et Montayral), rue Ludomir-Combes et avenue de Bonaguil à Fumel, modification du système de
télésurveillance de six stations, réhabilitation de postes de refoulement à Saint-Front et Sauveterre ainsi qu'une étude de zonage d'assainissement à Lacapelle-Biron.
Pour Tournon Reporter
Texte et photo : Michel Debiard
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