Tournon
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Le Liberty a le plaisir d’annoncer la venue du réalisateur FRANCOIS CAILLAT le jeudi 26 novembre à 20h30 pour la présentation de son film « Bienvenue à Bataville » dans le cadre du mois du documentaire.
Le film s’inscrit dans la programmation thématique du mois du doc « vivre autrement… », et compte l’incroyable histoire de l’implantation des villes Bata dans le monde et notamment en Moselle, celle de Bataville.
« Bienvenue à Bataville » est un formidable film qui entremêle images d’archives et reconstitution pour mieux nous faire ressentir ce que fut cette extraordinaire utopie patronale.
BIENVENUE A BATAVILLE
de François Caillat
Avec Jean-Marie Galey
Genre : Documentaire
Durée : 1h 30min.
En Lorraine, dans un coin perdu de la Moselle, Tomas Bata, l'homme qui voulait chausser l'humanité entière, décide en 1932 de bâtir à la fois une usine à chaussures et une cité ouvrière modèle.
Il rêve d'une expérience sociale et économique d'un genre nouveau. Ce sera Bataville.
Fable sur le bonheur obligatoire, le film nous fait revisiter l'aventure effrayante et joyeuse du paternalisme en nous racontant l'histoire édifiante de cette utopie patronale.
Francois Caillat explique ce qu'il voulait montrer par ce documentaire: "Dans Bienvenue à Bataville, j'ai voulu raconter l'histoire d'une bulle: un monde parfait, un système idéal, une utopie patronale dont l'âge d'or nous replonge dans les années 1950/60. Bataville est le nom donné à la cité créée par Tomas Bata, le célèbre industriel de la chaussure tchèque, arrivé en Lorraine avant-guerre. En s'installant dans un coin de Moselle où n'existaient jusqu'alors ni traditions industrielles ni culture syndicale, Tomas Bata a voulu forger de toutes pièces un site qui lui serait entièrement dévolu, loin des influences contraires à la mission qu'il se fixait. (...) Le film explore cette époque en pointant ses évidentes contradictions : comment pouvait-on être heureux dans un environnement quotidien si normé ? Comment conservait-on un espace de liberté personnelle dans ce monde totalement créé à l'image de son fondateur et maître Tomas Bata ? Comment pouvait-on vivre, des années durant, sous la coupe d'un tel paternaliste ? Voilà bien le paradoxe que ce film veut découvrir et mettre en scène : la soumission plus ou moins consentie, la " servitude volontaire " dont parlait autrefois Étienne de La Boétie, l'aliénation où se conjuguent le bonheur et l'exploitation."
Site internet : http://www.bienvenue-a-bataville.com.
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